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FLYER URBAIN

Petits papiers, réclames, relais en ville

World’s tallest buildings c.1884

Une astuce, un différentiel de matériau, une intrication du muscle et du logiciel que surplombe un artifice juridique… La technique est affaire de «pli sur pli», comme le dit Bruno Latour dans un texte que nous découvrions cette semaine. La vie urbaine est l’occasion d’en expérimenter tous les jours les implications.
Carte de ville typographique

Alors que nous publions un beau texte de Joanne Pouzenc sur Dubaï, à laquelle il manque le temps «pour devenir peut-être une ville», on découvre à Paris un appartement laissé en sommeil pendant soixante-dix ans. Il appartenait à Madame de Florian, décédée cette année à l’âge de quatre-vingt-onze ans. Quelle nostalgie en ouvrant ce vieux flacon! Fixation du temps…
Superman veille sur sa pincée de tuiles

Tiens donc. Alors que les médias nous informent d’une éventuelle « menace terroriste » en Europe, voici qu’au détour d’un regard, je surprends Superman qui guette la place du Capitole depuis les toits du bâtiment éponyme. Toulouse, près de dix ans après l’explosion de l’usine AZF, serait-elle sous une imminente menace?
Chernaïa Molnïa

Un cinéma russe a aujourd’hui émergé, qui propose des divertissements spectaculaires non exempts d’un sous-texte réinvestissant la culture russo-soviétique, mettant en scène des personnages aussi influencés par l’Occident qu’affirmant une certaine fierté russe, tout en étant capable de regarder en face les faiblesses de la société, filmant Moscou dans toute sa complexité. L’une des meilleures illustrations de ce cinéma est une superproduction de Bekmanbetov, le long métrage Chernaïa Molnïa.
Femmes de l'Armée rouge

La guerre se fait dans les champs, sortons des villes. La santé est aux marcheurs en plein vent, allons donc courir la campagne, l’hygiène l’ordonne. La plupart des soldats sont des paysans et leur visage s’épanouit dès qu’ils dépassent l’octroi et revoient les bois et les plaines. Tous, quelle que soit leur origine, s’étiolent, à 20 ans, dans les casernes, s’enrhument dans les cours humides et s’abrutissent sur la place d’exercices.

Comme chacun sait la carte scolaire n’existe plus, et pourtant une école se définit encore beaucoup par son territoire, et quand celui-ci est un espace sous tension, hérité, fracturé, il peut arriver que l’enseignant soit un peu dans les marges. Paroles d’un instituteur d’une petite ville de province.
Metropolis

Dans «Metropolis», les corps s’exténuent au travail, dans «La Menzogna», les corps sortis de la ville quittent leurs costumes «de ville» pour s’enfermer dans des combinaisons d’usine où certains seront broyés, brûlés, électrocutés. Ça, c’est pour le monde d’en bas, celui du travail; et le monde d’en haut? Des corps corsetés, encuirés… ou nus, mais pour se vendre. Mensonge d’en bas: gagner sa vie en perdant son temps, ses forces, sa vie. Mensonge d’en haut: le sexe se vend bien, spectacle et spasme sans amour.
Hong Kong perspective

C’est depuis Hong Kong que s’élabore la revue académique « Perspectives chinoises ». Il s’agit de la plus importante et de la première revue de recherche française, publiée en français et en anglais, entièrement consacré à la Chine contemporaine. Le trimestriel a dépassé les 100 numéros en 2008.
8_22_Michael Wolff

Que le visiteur contemple donc la ville entière dans sa haute et pleine densité, qu’il éloigne sa vue des objets bas qui l’environnent. Qu’il regarde cette brumeuse lumière, mise comme un néon éternel pour éclairer la baie des Perles, que la fenêtre allumée de son hôtel lui paraisse comme un point au prix de l’intensité dégagée par l’immeuble entier et qu’il s’étonne de ce que cette intensité elle-même n’est qu’une pointe très délicate à l’égard de celle que les enseignes qui constellent la skyline dégage.
Chungking Mansion

Wong Kar-Wai réalise «Chungking Express» peu avant la rétrocession de Hong Kong. Sans trame apparente, le film déroule deux histoires d’amour à Hong Kong, la nuit. L’unité, c’est le quartier, dans et autour de Chungking Mansion (Kowloon). Construit dans les années 1960, Chungking Mansion est devenu, d’un ensemble d’appartements, une sorte de territoire d’asile pour toutes sortes d’immigrés, de désespérés ou de routards sans argent…