À l’issue de sa résidence à la Gaîté Lyrique, Matthieu Duperrex propose une conférence performée qui s’intéresse au paysage féral, un paysage qui s’affranchit de la domestication humaine.

Quand tous ces fleuves se sont gonflés des déluges de l’hiver, quand les tempêtes ont abattu des pans entiers de forêts, les arbres déracinés s’assemblent sur les sources. Bientôt la vase les cimente, les lianes les enchaînent, et des plantes, y prenant racine de toutes parts, achèvent de consolider ces débris. Charriés par les vagues écumantes, ils descendent au Meschacebé : le fleuve s’en empare, les pousse au golfe mexicain, les échoue sur des bancs de sable et accroît ainsi le nombre de ses embouchures. Par intervalles, il élève sa voix en passant sur les monts, et répand ses eaux débordées autour des colonnades des forêts et des pyramides des tombeaux indiens. C’est le Nil des déserts. (Chateaubriand, Atala)

Alain Paire interviewe Matthieu Duperrex pour le Journal Zibeline. L’occasion d’évoquer la Camargue, l’artificialisation des fleuves, la perception sensible des pollutions et la relation de l’écriture littéraire au militantisme…

Un nouveau site pour Urbain, trop urbain