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architecture

Sur le toit d'un gratte-ciel.

Du béton armé polychrome planté dans un jardin de pins… Maisons «arcade», «gratte-ciel», «quinconce», «isolées», «zig-zag» ou «jumelles»… Les modèles d’habitation conçus ici illustrent parfaitement les cinq points de l’architecture moderne: usage des pilotis, toit-terrasse, plan libre, ouvertures horizontales, façade libre.
Tadashi Kawamata, Centre Pompidou

L’espace est cette liberté originaire du corps qu’on flétrit en substance abstraite, «l’étendue». Comment dès lors en développer l’histoire dans le temps d’une conscience? Comment, sinon en rendant cette histoire mienne, c’est-à-dire sensible de toutes les aspérités de l’expérience vécue…
Railroad tracks, St Louis-Missouri, 1939

Partout, des lignes: cahiers, partitions, pavement, tout calepinage ou plancher de nos surfaces ordinaires, routes qu’on déroule comme mailles de nos vêtements, fils barbelés qui séparent à la frontière, passerelle qui unit, signes enlacés ou diagrammes de nos relations multivoques — lifelines de Laurence Sterne —, réseau social, prise, connexion ou emprise… Ô toi, mon amour!
Earth Apollo 8

Quel sens donner au monde? Du cosmos ordonné et un, l’image se fracture irrémédiablement. L’architecture, l’agencement des rapports de contact entre les êtres? Usés et révolus. Ce qui signifie rien moins que d’abandonner l’essence au multiple des formes sans chercher à l’ordonner. Quels sont les mondes possibles de l’architecture?
Moving Fort Moore High School in Los Angeles-1886

La philosophie s’intéresse par endroits à la maison. La maison, non au sens de la chose ou de l’objet, mais la maison comme concept ou plutôt comme schème (au sens kantien): à savoir comme un «dynamisme spatio-temporel» que l’acte d’habiter concerne tout particulièrement.
Sainte Sophie_Dilatation de la coupole

Sainte Sophie n’est pas la seule à dilater l’espace épandu de sa sainte sagesse: toute église byzantine déploie de même ses paraboles de lumière en échos symétriquement dispersés. Mais alors pourquoi Aya Sofia mérite-t-elle son nom?
The battle of megastructures

La non-géométrie ouverte, non fonctionnaliste, et si possible impermanente d’une architecture opposée aux systèmes plastiques fermés s’est développée dans les utopies des années 1960-1970. Le compas et l’équerre laissent place à l’imaginaire topologique.
Port—©Silvia Bonnet

Pointe-à-Pitre, jour de semaine, fin de matinée. Une fois l’averse tombée, les nuages plombés de gris se sont posés sur l’horizon, laissant le soleil saturer l’air d’humidité. À l’ombre des manguiers et des palmiers ébouriffés, la place de la Victoire monte en pente douce de la darse où chaque jour quelques barques viennent accoster pour vendre la pêche du matin, ou de la veille.
Town bridge_Brodsky et Utkin

Les villes «de papier» brulent moins aisément que nos arbres. De bien anciennes utopies demeurent neuves, alors que beaucoup de ce qui sort des cartons ne vaut pas la pâte à papier. Tout cela est bien mystérieux. Ainsi que le clame notre poète favori Serge Pey — lui qui rend les poissons rouges funambules —, «Dieu est un chien dans les arbres».
Grand Palais_salon_1909

Le voile vaporeux de protection d’un chantier fait figure de structure minimale et en même temps continue. De même, le tracé lumineux des processions nocturnes des avions à réacteur dans un air devenu dense pourrait être la première tension architecturale de notre ciel étoilé.