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art

Dead drop

Utopie de la déconnexion portée par des addicts du branchement et du partage, grand voyage immobile des créations: le Dead drop fonctionne a rebours du «cloud», c’est à dire de la dématérialisation, de l’éclatement et de l’accessibilité en ligne des données. Les prothèses numériques sortent dans la rue, déconnectées du réseau Internet.
Neozoon

Kangourous, coyotes, renards, cerfs, ours, lapins, tigres, moutons… Neozoon tapisse stratégiquement les murs de nos villes et interroge notre rapport à l’animal. Interview de ces mystérieuses dames à la fourrure qui gardent encore leur anonymat.
Lumière

Nous sommes dans une cathédrale de lumière avec ses oculi, et la toile translucide réfléchit la structure de la charpente métallique. La course du soleil dans la verrière crée tous les accidents visuels possibles à la surface, ténue et parfaite, de cet étrange vortex. À l’intérieur, on « mange » donc la lumière, une atmosphère cotonneuse qui devient de plus en plus ouatée à mesure que la journée avance et que l’air de la voute, où sont les prises de soufflerie, se réchauffe.
hong-kong-signs_03 — ©Ikano Grafik

Si la ville naît avec la sédentarisation des hommes, son développement a pour corollaire le recours aux signes. Les traces d’autrefois n’ont rien à voir avec celles que nous connaissons aujourd’hui. Mais dès Sumer, Éphèse, Pompéi, Tikal et ailleurs, trois types de signes —institutionnels, mercantiles, sauvages— sont bien présents, et se sont installés dans notre espace urbain. Comment en faire le répertoire? Comment penser leurs connexions? Comment, aussi, les oublier?
1204 v3

Des architectures solitaires décomposées en fragments à l’espace dépossédé et projeté, l’anarchitecture est une méthode spirituelle, une nouvelle psychogéographie du paysage urbain qui a pour but de nous détacher un temps du pouvoir d’accoutumance et de neutralisation de notre culture perceptive.
Armén Rotch, Espace tempéré, acrylique sur toile, 200x300cm, 2000

Des architectures vivantes, des murs qui seraient édifiés dans le matériau subtil du temps vécu… Les espaces tempérés de l’artiste Armén Rotch tiennent de cette contingence, de cette couleur d’inachevé que ne peut dépasser aucune synthèse.
Piet Mondrian, Broadway Boogie-Woogie, 1942

Comment définir le style? Peut-être comme une «allure» de la vie individuelle qui contamine un à un les éléments de l’existence matérielle et en nourrit les rapports symboliques et fonctionnels, par delà toute séparation académique entre les arts et les techniques — de sorte que derrière une simple communauté de goût, apparaisse quelque chose de plus transcendant, et même une civilisation de rattachement, que l’on puisse épouser en pleine autonomie.
GRANDEUR-DECADENCE-325

1927-1930: Kurt Weill et Bertolt Brecht mettent en scène et en musique une «épopée», celle de la naissance d’une ville, à partir de rien, dans un non-lieu; des gangsters sont en fuite, au bout de leur route. Une seule chose leur reste à faire: fonder une ville avec l’argent qui dort dans les poches des chercheurs d’or en quête de plaisir et de repos.
8_11_2-Armelle Caron_Paris rangé © Armelle Caron

L’actualité artistique d’Armelle Caron nous invite à nous poser la question du langage de la ville. Dans le travail de cette artiste, les «villes rangées», la déconstruction du plan tire la ville vers le fragment; et les relations, qui étaient des vides, s’effacent dans ce morcellement.