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paysage

Shadows on skyline

Nuit. Chambre d’hôtel. Regard sur la baie de Hong Kong. Sonnerie du téléphone – AYA rouge en lettres majuscules– «Allô?» –couronne rouge sur une tour– «Oh salut! Comment tu vas? Enfin, bonsoir! ici… il est 11h, oui. J’ai la skyline sous les yeux, c’est… Ah?» –comme une tasse verte sur une autre– «…………..……… Oh non… c’est pas vrai…» –enseignes en blanc phosphorescent– «Ce matin ?……………………….. C’est pas vrai…»
Escalators de Peak Tower

Espace singulier dont la spécificité passe pourtant inaperçue… De la cave au toit, l’escalier délimite pourtant l’habitat. Jusqu’à la concurrence de l’ascenseur, son parcours clôt l’édifice dans sa raison d’être. Il «dessert»: pesons toute l’ambiguïté du verbe. Épreuve physique, l’escalier est le plus ingrat et asséchant des modes de déplacement. Instrument de sélection, il nie toutes les frictions mécaniques qui ne soient celles du piéton en bonne santé. Mais sans même parler de «concurrence», le monde mécanisé et automatisé a introduit du jeu dans la phénoménologie de l’escalier.
Grands immeubles-tiltshift

Là, tu poseras une forêt d’immeubles, une forêt profonde avec des arbres de géants. Oui, il en faut beaucoup. Non, tous hauts, très hauts. Tu penseras aux feuilles. Oui, les enseignes. Oh, de la couleur que tu veux. Tout ce que tu trouves. Enfin, du rouge et du jaune surtout. Pour la peinture des immeubles, des gris, perle et anthracite pour le centre, béton pour le reste, avec du vert ou de rose de temps en temps. Et des fenêtres par milliers.