Articles relevant de la section

Écritures

Rhone

Alain Paire interviewe Matthieu Duperrex pour le Journal Zibeline. L’occasion d’évoquer la Camargue, l’artificialisation des fleuves, la perception sensible des pollutions et la relation de l’écriture littéraire au militantisme…
Bergeronnette citrine (par Delachaux & Niestlé)

L’écologie peut se trouver de grands et beaux ennemis: le réchauffement climatique, les pesticides, leurs fabricants, leurs utilisateurs. Oui, bien sûr. Mais la négligence, l’ignorance, la bonne conscience, comment les faire entrer dans l’espace public et en parler?
ArcadieAlteree-DayOne

À l’heure de la catastrophe écologique, force est de constater que l’image du monde comme arcadie est altérée par une menace sourde et incorporelle : la pastorale d’antan est trouée par un tombeau qui signale une zone d’expérience dévastée. Mais plutôt que de se laisser fasciner par le gouffre de l’absence, les bergers de Nicolas Poussin en font un lieu de déchiffrement. Comme eux, Matthieu Duperrex tente d’élucider, pour les vivants, les sédimentations à l’œuvre dans la constitution de nos territoires vécus.
Tempesta-detail

Les berges des rivières ou bien les îles fluviales ont souvent ce mystérieux potentiel de générer des histoires de ralliement à une communauté choisie. La peinture, la littérature et le cinéma prolifèrent de pareilles échappées pour l’imaginaire au bord de l’eau.
Floride, Route 41, Monroe Station ©Philippe Rahmy

C’est François Bon qui vient de me l’apprendre. Philippe Rahmy est mort. Je me suis reconnecté temporairement sur Facebook et j’y vois, guère étonné, le flot d’hommages et d’émotion. C’est un très grand écrivain qui restera, personne n’a de doute là-dessus.
Hella Jongerius. Daylight Colour Wheel, 2011. FNAC 2015-0061, Centre national des arts plastiques © Hella Jongerius – Cnap

Conçue dans le cadre de la saison culturelle Paysages Bordeaux 2017, l’exposition “Oh couleurs !” se tient au Musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux du 29 juin au 5 novembre 2017. En s’interrogeant sur le sujet sans fin de la couleur, Constance Rubini, la directrice du MADD, choisit d’effacer délibérément les frontières entre art et design, architecture et cinéma…
Sunken Garden, Londres, 2009 - 2011 © Bureau Bas Smets

La forme suit la logique de la nature et, ensuite, permet la fonction. Bas Smets nous expose son travail, qui prolonge à la fois celui des peintres classiques (qui inventèrent la notion de paysage) et celui des artistes conceptuels, en créant un espace de liberté, au-delà de l’image, pour nous aider à réinventer le monde, au-delà de ses représentations.
Aliağa, ©Franck Pourcel

À l’ouest de la Turquie, dans la région d’Izmir, il y a une ville industrielle en bord de mer, protégée dans un golfe entouré de collines, et lui-même enveloppé dans un autre golfe, une sorte de paravent aux eaux de la mer Égée. C’est Aliağa.
Entrée d’exposition avec l’œuvre de Nils Völker, Sixty, 2017 — ©Matthieu Duperrex

L’exposition-recherche présentée au MuCEM de mars à août 2017, intitulée « Vies d’ordures » traite de l’économie des déchets en Méditerranée. Elle raconte nos modes d’échanges avec les déchets, ce qui circule de nous à eux, l’énergie qu’ils nous font dépenser et celle qu’ils nous font gagner, les spéculations dont ils font l’objet, les pertes irrémédiables qu’ils génèrent, et nous avec.
Homo Sapiens

Une école, un hôpital, une salle de spectacle, une prison… Ces bâtiments construits par les Homo sapiens ont été désertés et la nature y a repris ses droits. Ils accueillent désormais les vents, les pluies, la faune et la flore sans résistance. À travers une série de plans fixes, Nikolaus Geyrhalter tend ces paysages vers le spectateur comme des miroirs.