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ArcelorMittal non-site (Matthieu Duperrex, 2018)

Table ronde réunissant Pierre Montebello, professeur de philosophie à l’université Toulouse-Jean Jaurès, Cyrille Noirjean, directeur du centre d’art l’URDLA et psychanalyste, et Matthieu Duperrex. Autour de l’exposition « Arcadie altérée » à la librairie Études, mercredi 16 janvier, 17h30.
ArcadieAlteree-DayOne

À l’heure de la catastrophe écologique, force est de constater que l’image du monde comme arcadie est altérée par une menace sourde et incorporelle : la pastorale d’antan est trouée par un tombeau qui signale une zone d’expérience dévastée. Mais plutôt que de se laisser fasciner par le gouffre de l’absence, les bergers de Nicolas Poussin en font un lieu de déchiffrement. Comme eux, Matthieu Duperrex tente d’élucider, pour les vivants, les sédimentations à l’œuvre dans la constitution de nos territoires vécus.
La Tempesta de Giorgione, huile sur toile datée de 1503, 82 x 73 cm.

2015-2018. Durant trois ans, Matthieu Duperrex a mené une double recherche, artistique et théorique, de terrain et de pensée, sur les paysages de l’Anthropocène. Il ressort de cette entreprise d’archéologie esthétique ou bien de géologie sensible un motif, voire un paradigme de la création plastique contemporaine, « l’Arcadie altérée ».
Tempesta-detail

Les berges des rivières ou bien les îles fluviales ont souvent ce mystérieux potentiel de générer des histoires de ralliement à une communauté choisie. La peinture, la littérature et le cinéma prolifèrent de pareilles échappées pour l’imaginaire au bord de l’eau.
Unknown Fields Division | Baotou, China, 3 August 2014

Du crassier d’abord, on ne sait pas de quoi il s’agit, c’est illisible et inhabitable , comme si nous étions tenus à la « mauvaise distance » d’une expression métamorphique, et c’est aussi souvent invisible, comme nombre de pollutions industrielles.
Alexandra Arènes, Cartogenèse du territoire de Belval, 2016

Organisé par l’Institut d’études transtextuelles et transculturelles (IETT) et l’Université Jean-Moulin, ce colloque international se tient les 22 et 23 mars 2018 à Lyon. Augustin Berque et John Baird Callicot y sont conférenciers invités.
In Wildness is the preservation of the World

Réalisé dans le contexte de la commémoration des dix ans de l’ouragan Katrina, cet essai vidéo décrit l’effondrement sûr et silencieux du sol sous les pas d’une bacchanale protestataire.
Entrée d’exposition avec l’œuvre de Nils Völker, Sixty, 2017 — ©Matthieu Duperrex

L’exposition-recherche présentée au MuCEM de mars à août 2017, intitulée « Vies d’ordures » traite de l’économie des déchets en Méditerranée. Elle raconte nos modes d’échanges avec les déchets, ce qui circule de nous à eux, l’énergie qu’ils nous font dépenser et celle qu’ils nous font gagner, les spéculations dont ils font l’objet, les pertes irrémédiables qu’ils génèrent, et nous avec.
In Wildness is the Preservation of the World

Dans cette intervention fondée sur l’actualité artistique du collectif « Urbain, trop urbain”, Matthieu Duperrex esquisse certains des enjeux de la représentation contemporaine du territoire à l’intérieur du « nouveau régime sensible » de l’anthropocène.
Conférence prononcée dans le cadre de l'exposition "La sardine, le romarin et la torchère".

Lors de la seconde moitié du vingtième siècle, notamment aux États Unis, des artistes ont entrepris de faire œuvre en explorant, avec les outils qu’ils avaient à disposition – essentiellement la voiture et la photographie –, la banalité des bordures de ville et des paysages altérés par l’industrie. Le Choc pétrolier allait à son tour changer la donne et inciter au développement d’une esthétique « environnementale ». Prenant appui sur cette histoire ainsi que sur les œuvres proposées dans le cadre du projet “Port-de-Bouc, Une épopée collective”, cette conférence illustrée porte sur les enjeux de la représentation contemporaine du territoire et des récits inventés aux marges de l’urbain.