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Cow-working, une traque artistique dans le maquis

Cow-working, une traque artistique dans le maquis

Résidence de recherche de Matthieu Duperrex au sein d’Arterra

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Dans le cadre du projet hybride Cow-production initié et coordonné par l’artiste Laetitia Carlotti, l’association Arterra Corsica reçoit l’artiste-auteur Matthieu Duperrex, directeur artistique du collectif Urbain, trop urbain, pour une résidence de recherche du 11 au 23 février.

Le Cow-working désigne un projet paysagé invisible et une forme d’Earthwork interspécifique où les artistes convoqués par le lieu se contentent de prolonger les « intentions aménageuses » des bêtes férales et sauvages. Selon Laetitia Carlotti, Cow-working est « un projet d’interventions exploratoires ayant pour objet de redéfinir la notion d’arrière-pays à travers l’expérience de lieux anthropisés mais laissés en marge des axes de circulation des activités humaines. » Les vaches férales corses sont les premières instigatrices de cette démarche, que les artistes conviés par Arterra prolongent par leurs enquêtes.

Invité en Cow-production, Matthieu propose donc de travailler sur les sangliers (Sus scrofa) du maquis corse. L’intéresse particulièrement la double traque dont ces animaux font l’objet, par les chasseurs et par les scientifiques étudiant la propagation de la grippe porcine.

Ce travail exploratoire donnera lieu à la présentation d’une esquisse artistique et à un débat autour de l’hybridation lors des Rendez-vous aux Jardins 2020 accueillis à Venaco par l’Hôtel E Caselle (5-7 juin 2020).

Matthieu Duperrex donnera une conférence à l’Université de Corse Pasquale Paoli (Corte) au début de son séjour, le mercredi 12 février à 10h (salle B1 102) :

« Sédiments, matières à paysage »

L’histoire de la Terre se lit dans les sédiments comme dans un livre ouvert. Mais les sédiments fixent aussi dans leur jeune histoire ce que le sol rend de la marche industrielle de la civilisation occidentale. Ce temps géologique invite donc dans sa matérialité-même les événements humains, comme si un raccourci était à présent ménagé entre des plans de durée qui n’avaient rien à voir entre eux auparavant. C’est du moins ce que l’hypothèse de l’Anthropocène, nouvelle ère géologique, semble nous révéler.

Déployant notamment l’enquête de son livre, Voyages en sol incertain (Wildproject, 2019), Matthieu Duperrex propose une conférence illustrée sur sa vision artistique et anthropologique des sédiments des deltas fluviaux comme porteurs d’une nouvelle époque écologique.

« Avec ses bouleversantes études de fleuves, Duperrex parvient à faire de la sédimentation à la fois une science des sols, et une philosophie de la nature extraordinairement labile et silencieuse. » (Bruno Latour)

Grand Prix Interallié des Tanks, 1920
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