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On lit cette enquête d’Anna Tsing parce qu’elle rend optimiste sur la possibilité d’instaurer des relations viables, quoique fragiles, dans un monde qui semblait voué à disparaitre, et que les notions mises en jeu permettent de le lire avec un œil dégagé de sa taie de fatalisme.
Laurent Millet, Je croyais voir un piège, 2012

Ce colloque international réunit des artistes, designers, architectes et chercheurs qui développent une réflexion sur les manières d’intégrer le vivant dans des projets en art, en design et en architecture.
In Wildness is the preservation of the World

Réalisé dans le contexte de la commémoration des dix ans de l’ouragan Katrina, cet essai vidéo décrit l’effondrement sûr et silencieux du sol sous les pas d’une bacchanale protestataire.
Conférence prononcée dans le cadre de l'exposition "La sardine, le romarin et la torchère".

Lors de la seconde moitié du vingtième siècle, notamment aux États Unis, des artistes ont entrepris de faire œuvre en explorant, avec les outils qu’ils avaient à disposition – essentiellement la voiture et la photographie –, la banalité des bordures de ville et des paysages altérés par l’industrie. Le Choc pétrolier allait à son tour changer la donne et inciter au développement d’une esthétique « environnementale ». Prenant appui sur cette histoire ainsi que sur les œuvres proposées dans le cadre du projet “Port-de-Bouc, Une épopée collective”, cette conférence illustrée porte sur les enjeux de la représentation contemporaine du territoire et des récits inventés aux marges de l’urbain.
Les montagnes de Maokong dessinent un nouvel horizon. © Quentin Lefèvre

Promenade dans la banlieue sud de Taipei où les montagnes constituent la lisière de la ville moderne et lui restituent son enfance buissonnante de pratiques.
Atchafalaya Basin Bridge, 1973

L’interstate 10 de Baton Rouge à Lafayette est une longue traine de béton jumelée que les ingénieurs ont suspendue au-dessus du bassin versant de l’Atchafalaya river. Les bayous ondulent sous ces lignes parallèles brutales dont on peine à reconnaître qu’il s’agit d’un pont.
Bigorre

Le bâtiment n’avait rien d’un vaisseau high tech ni d’une forteresse, ce qui déconcerta un peu notre enquêteur, qui, bien que philosophe, se laissait prendre parfois par les images qu’il s’était projetées dans la caverne de son for intérieur. [extrait du livre Micromegapolis]
BOETE_AgriBangkok_007

Si elle est mieux connue pour ses gratte-ciels, la mégapole de Bangkok réserve aussi quelques surprises en matière d’agriculture. De la parcelle traditionnelle qui se loge aux interstices de l’urbanisation aux jardins sur les toits, en passant par les expérimentations high-tech de plantations hors-sol, divers modèles d’agriculture urbaine y cohabitent.
Rocade-1

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, placées cette année sous le thème des «patrimoines cachés», Urbain, trop urbain s’est proposé de réaliser une œuvre collective… et pédestre. Il s’agit en effet d’arpenter la rocade toulousaine à pied. Nous allons en dessiner le «strip» petit à petit, avec notre boîte à outils: photographie, prise de notes, herborisation, vidéo, enregistrement sonore, dessin…
Chris Burden, Metropolis II

Avec une lecture à sens unique du «développement», les élus sont souvent obnubilés par le «rayonnement» de leur ville et leur place dans des classements qui entretiennent savamment le marketing urbain. Or, le tramway moderne — pas celui qu’on voit cahoter dans des villes qui ne l’ont jamais abandonné, mais l’engin métaphorique par excellence de la «glisse» urbaine et de l’injonction à la mobilité —, lui au moins, comble cette attente.