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LECTURE URBAINE

Scène, dispositif, tracé et sens de la ville

Berlin Unlimited — © Frédéric Malenfer 1

Dans le couloir du chemin de ronde, qui définissait la «bande de contrôle» du Mur, les clôtures d’alarme laissaient passer en bas les lapins, tandis qu’en haut des câbles suspendus donnaient aux chiens un segment de déplacement de 70 mètres chacun.
Map_hamburg_1527 - Version 2

C’est une ville, avec des canaux, de grands immeubles de briques, des places, un lac intérieur, des passages commerçants, un opéra en chantier, un port rugissant au loin et de monstrueuses sauterelles sur les quais. Voilà pour le décor. Mais baissons un peu les yeux vers le sol… elles sont toutes là, ou presque!
Zone-blanche-Bruxelles—Urbain, trop urbain 0

Retour aux espaces en passe de subjectivation. Le blanc de la carte. Vous voici à Pannenhuis, sortis du métro aux grandes orgues orangées formées en stalactites depuis les années 70. La sonorité des cuivres et des vents, dès la sortie de la bouche, vous dirige vers l’hétérotopie d’une après-midi.
Photographie tirée de la série de Jean-Yves Bonzon, Autonautes en symbiose avec leur milieu

«Périphérique intérieur», cela sonne déjà comme un oxymore. Vous avez remarqué? «Périphérique intérieur». C’est le cœur et ses artères, c’est la cible et le snipper. C’est l’appariement du cheval blanc et du cheval noir de l’âme. Et comme notre état d’âme, le périphérique intérieur répète et invente, inlassablement.
E pur si muove

En fait d’empreinte écologique, c’était à une entame géologique sans solution de retour à laquelle ils assistaient médusés. [extrait du livre Micromegapolis]
Tous ne mouraient pas...

Ils se réjouirent finalement du paradoxe qui fait que les habitants des villes, alors qu’ils ont tout à proximité, sont ceux qui se déplacent le plus, comme s’ils adoptaient des modes de vie nomades à l’heure où ils auraient pu se contenter d’être sédentaires. [extrait du livre Micromegapolis]
PERIPH-11

Prendre ce territoire hostile du quotidien qu’est le périphérique pour cadre de nos énoncés rituels, c’est y réintroduire un art du lieu. Le premier qui s’avisa un jour de s’arrêter, n’importe où sur l’autoroute, et de dire «ceci est mon lieu», celui-là fut le vrai fondateur de l’autonautique et le bienfaiteur de tous les autonautes.
LaParga_2_2010

Mise au point: la rue qui part du Capitole pour aller vers le Pont Saint-Pierre porte deux noms. Romiguières dans sa première partie, elle se rebaptise Pargaminières au niveau de la rue Déville flanquée de deux lieux cultuels, l’un catholique, l’autre protestant. Nous nommerons «Laparga» l’ensemble de la rue…
Porto Lapa

Vende-se (à vendre), aluga-se (à louer): deux motifs qui hantent les avenues, rues et ruelles de Porto et de Lisbonne. Portes condamnées, fenêtres murées, vitres brisées, toits menaçant à tout moment de s’effondrer … Je ne m’attendais pas à trouver un décor de film catastrophe dans les deux plus grandes villes du Portugal.
Les terrils, ©Will Argunas

«Le Louvre en sang et or»: en 4 par 3 c’est la Liberté guidant le peuple qui figure en publicité sur la façade à côté de l’Hôtel de France, face à la gare. Face à la gare aussi et à sa place pavée de neuf en pierre rouge, le spectacle étrange d’une façade cramoisie Art déco qui tient là, esseulée, les fenêtres de cet ancien cinéma démoli — l’Apollo — donnant sur le ciel.