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MAP-Taipei-©Aram Bartholl

Une foule sentimentale investit le monde comme «expérience», et donne corps à la ville. Entrons, reconnaissants, dans cette respiration, et que nul ne se soucie plus de l’arithmétique des rues et avenues de Manhattan sinon comme suite d’équations sans résolution.
Le Redentore, en ce lundi de Pâques...

De nombreuses rencontres ont composé notre constellation urbaine durant cette année zéro. Des étincelles pas seulement numériques, mais tout de même à chaque fois venues de là.
hong-kong-signs_03 — ©Ikano Grafik

Si la ville naît avec la sédentarisation des hommes, son développement a pour corollaire le recours aux signes. Les traces d’autrefois n’ont rien à voir avec celles que nous connaissons aujourd’hui. Mais dès Sumer, Éphèse, Pompéi, Tikal et ailleurs, trois types de signes —institutionnels, mercantiles, sauvages— sont bien présents, et se sont installés dans notre espace urbain. Comment en faire le répertoire? Comment penser leurs connexions? Comment, aussi, les oublier?
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Des architectures solitaires décomposées en fragments à l’espace dépossédé et projeté, l’anarchitecture est une méthode spirituelle, une nouvelle psychogéographie du paysage urbain qui a pour but de nous détacher un temps du pouvoir d’accoutumance et de neutralisation de notre culture perceptive.
«Dans mon ‘stade’, c’est ma ligne de départ du 5 km.» Crédit photo Luc Levesque, de Training for Boston

Les pratiques sportives urbaines sont le terrain de chasse des vendeurs de godasses. Dès les années 1920, le lobbyiste Edward Bernays expliquait ainsi aux industriels qu’il fallait «construire des consensus» pour que le grand public consomme. En effet, la publicité seule ne fait pas consommer un produit, il est nécessaire de construire une histoire, de pénétrer l’inconscient collectif de façon très organisée, avec les leaders d’opinions de chaque groupe social.
Veronica Chamaedrys

Madrid est une ville minérale. Tant de dalles de granit, de bâtiments larges et solides, de passants sur les trottoirs, dans les rues, les ruelles ont évacué la vie des plantes sauvages. Et la période de Noël ne change rien à l’affaire…
GRANDEUR-DECADENCE-325

1927-1930: Kurt Weill et Bertolt Brecht mettent en scène et en musique une «épopée», celle de la naissance d’une ville, à partir de rien, dans un non-lieu; des gangsters sont en fuite, au bout de leur route. Une seule chose leur reste à faire: fonder une ville avec l’argent qui dort dans les poches des chercheurs d’or en quête de plaisir et de repos.
Stockholm, 1560

Sur l’acte de naissance des villes on lit d’abord un anéantissement de la campagne. Réintroduire la nature entre les bâtiments ne changera pas cette donnée fondamentale. Mais la campagne est pugnace, elle aime à resurgir. Elle renaît dès que l’emprise de la ville se relâche, parfois à quelques mètres de l’hyper centre lourd des quais de marbre et des dalles de béton.
CCTV Tower

Contrairement à ce que notre manie occidentale de la patrimonialisation des villes laisse accroire, Rome n’a eu d’éternelle que sa prodigieuse aisance à changer de physionomie. Faut-il désormais se tourner vers les mégalopoles du futur pour s’émouvoir à nouveau de la passion destructrice de la reconstruction de la ville sur elle-même?
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Quand bien même mes impressions auraient été influencées par la période de ramadan dans laquelle je me trouvai plongée, et par l’ambiance de crise économique qui y règne depuis quelque temps, pourrait-on appeler «ville» une cité qui n’aurait ni centre, ni histoire, où les rues ne seraient faites que pour les voitures, où il n’y aurait pas de trottoir, où les habitants sembleraient absents, où tout se confronterait sans jamais se faire face?