Périph’Strip, démarrage du projet

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, placées cette année sous le thème des « patrimoines cachés », Urbain, trop urbain s’est proposé de réaliser une œuvre collective… et pédestre. Il s’agit en effet d’arpenter la rocade toulousaine à pied. Nous avons débuté hier, avec un premier tronçon de randonnée à l’intérieur du périphérique justement baptisé « intérieur » — quelque 6,5 km qui en firent plutôt 10, par la grâce des détours, des enjambements sportifs, des retours sur nos pas et des zigzags bucoliques à la chasse aux papillons.

Nous continuerons les semaines prochaines à explorer ces bandes de terrain, mi zones mi plantées, qui s’insèrent entre l’infrastructure autoroutière et les quartiers les plus limitrophes. Notre projet est de demeurer au plus près de cette énorme orbite (exactement les mêmes dimensions que le périphérique parisien : 35 km). Nous allons en dessiner le « strip » petit à petit, avec notre boîte à outils collective : photographie, prise de notes, herborisation, vidéo, enregistrement sonore, dessin… Nous souhaitons composer une lecture plurimédia de cet ouvrage d’art et de la négociation dynamique que la nature et la ville instruisent avec lui. Livre numérique, exposition ou site Web, peu importe ce qu’il en sortira !

À considérer la pioche réalisée ce jour par les sept compagnons que nous étions, on peut dire qu’il y a « matière »… Quelques photos séquencées pour vous le faire mesurer.

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7 commentaires sur “Périph’Strip, démarrage du projet”

  • Jérôme Wurtz dit :

    Très belle idée qui est plus lumineuse qu’à Paris. Les lumières de la Californie sont là! Il ne manquait plus que le Rio Grande!

    Folle envie de vous rejoindre!

  • karine m dit :

    superbe! vite un billet! :-)

  • Bozier Raymond dit :

    Ce désordre contemporain, fortement asphalté, bétonné et grillagé, n’en finit pas de m’interroger. pour tout dire je n’arrive pas à l’avaler…

  • Maud Maisonneuve dit :

    J’aime beaucoup. Beau projet! Encore!

  • renaud dit :

    Un sujet passionnant. Impatient de voir la suite.
    « Ce ne sont pas tant les plantes qui poussent en ville que les villes qui grandissent dans le monde des végétaux ». MP. Nougaret

  • Edouard Proust dit :

    C’est fou la richesse de réinvestissement et réappropriation de ces lieux en ville: des lieux sans usage propre et totalement libres, non-pensés parce que mal-aimés. Sur eux peuvent se greffer une vie alternative très riche, à l’instar des ruines urbaines dont parle Rebecca Solnit: « On veut qu’une ville ressemble à un esprit conscient qui peut calculer, gérer, produire. Les ruines deviennent son inconscient, sa mémoire, sa part obscure, inconnue. Elles la libèrent des plans codifiés pour la rendre à la complexité insaisissable de la vie. » Je vois exactement la même chose dans ces photos! :-)

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