SHANGHAI

Urbain, trop urbain — La revue de villes — Nø City Guide

Nous sommes heureux de vous annoncer la mise à disposition du livre numérique (à moins de 3€ en prix de lancement, à 7,49€ ensuite). Le site Internet Nø City Guide est à présent ouvert et le téléchargement disponible…

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En bref
Le parti pris
Pourquoi Shanghai ?
Les phases du projet
La composition et l’expérience de lecture
Et après ?

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En bref


— Une revue numérique d’un genre inédit, dédiée à la pratique de la ville et diffusée en double format PDF (pour ordinateur) et epub (pour iPad).

— 50 auteurs venus de toutes disciplines : architecture, urbanisme, photographie, arts numériques, littérature, sociologie, géographie, etc…

— 65 contributions de tout ressort numérique : écriture, estampe, portfolio photographique, application en ligne, son, vidéo…

— 714 pages en format PDF, création graphique d’Alexandre Franc, monté en format à l’italienne 30×18 cm.

— Un epub conçu avec tous les enrichissements possibles pour une lecture agréable sur iBooks dans l’iPad.

— Édition sans DRM et à un prix de 7,49€.

— Diffusion par les circuits du livre numérique, en fonction des acceptations du format epub par les différentes plateformes et books stores.

— Date de parution : premier trimestre 2012.

— Direction, coordination, secrétariat de rédaction et mise en pages : Matthieu Duperrex et Claire Dutrait [haut de page]

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Le parti pris


Urbain, trop urbain — La revue de villes vise à créer un univers de rencontre avec une ville. Univers porté par toutes formes d’écritures numériques, celles qui nous permettent aujourd’hui de tracer des chemins de traverse entre les partitions, scientifique, littéraire et artistique. Rencontres résolument individuelles, et parfois délinquantes au regard des genres que s’imposent les « disciplines » et les systèmes de légitimité qu’elles se forgent.

De même que nous ne faisons pas acte universitaire, en baptisant Nø City Guide ce corpus d’écritures plurielles qui emprunte à toutes les bibliothèques, nous ne dupliquons pas davantage le médium du guide touristique qui, dans ses versions, papier ou numérique, soumet la ville à un espace mental qui ne procède pas d’elle, de son sol, de ses habitants, de ses éventuelles obsolescences, résurgences ou émergences.

Ainsi, notre ambition est de donner à voir, à sentir et à comprendre au flâneur urbain d’aujourd’hui une ville, par des approches fragmentaires qui soient autant d’invitations à se tracer des perspectives individuelles : dialogues, parcours, grilles de lecture, cartes, critiques architecturales, instants croqués en images ou en poèmes…

Comment « pratiquer la ville » ? — selon l’invitation, que nous faisons nôtre, de Michel de Certeau — c’est la question à laquelle chaque numéro de cette revue s’attelle. Le choix du numérique est adapté à cette démarche subjective et permet en partie d’échapper à l’omniscience de l’éditeur. Aussi la revue favorise-t-elle les flâneries hypertexuelles, les incursions dans le paratexte, les parcours dans des réseaux multiples.[haut de page]

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Pourquoi Shanghai ?


Shanghai ouvre cette collection. Mégalopole de vitesse et de changement permanent, Shanghai tord la forme de la ville que l’Occident a façonnée — cosa mentale indissociable de la notion d’espace public telle que nous l’avons héritée des Lumières. Shanghai contredit la fixité et l’idéal de ce que nous appelons encore ville alors qu’un peu partout dans le monde, l’urbain l’a supplantée. Shanghai permet d’éprouver, jusqu’à la souffrance parfois, ce hiatus de la ville contemporaine. La texture de la ville échappe au récit omniscient et invite à développer des approches parcellaires et éclatées…[haut de page]

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Les phases du projet


Ce projet vient du numérique et va au numérique, entrainant dans sa boucle des rencontres inédites entre univers conceptuels différents, pour ne pas dire cloisonnés, même sur le net.

1/ Pour introduire à cette pratique de la ville qu’est Shanghai, nous avons lancé un appel à contribution international au mois d’avril 2011. Urbain, trop urbain avait, pendant l’année qui a précédé, éprouvé le terrain et mis au banc d’essai de ce blog diverses pratiques d’écriture de Shanghai.

2/ Les perspectives étant volontairement ouvertes, nous avons mené fin mai une phase de dialogue avec chaque soumissionnaire, afin de définir le périmètre et/ou les aspects stylistiques de sa contribution définitive.

3/ À la fin du mois de juillet, nous avons retenu soixante-cinq contributions venues d’un peu partout, de Toulouse, Berlin, Paris, Venise, New York, Toronto, Shanghai, Pékin, etc.

4/ Après les derniers échanges avec les auteurs, le chemin de fer de la revue et son scénario interactif ont été calés au mois d’août. Des traductions ont été engagées (de l’anglais, de l’espagnol, de l’italien). L’editing et le développement graphique s’en sont suivis.

5/ La mise en pages définitive de la version PDF a été livrée début octobre et l’epub est en cours de définition…[haut de page]


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La composition et l’expérience de lecture


Les approches multiples de Shanghai, entre lesquelles le lecteur peut choisir sa navigation, Urbain, trop urbain les a indexées dans sa propre trame d’écriture de la ville.


Signal urbain * choix subjectif de ce qui « fait signe » dans l’espace urbain de Shanghai, notamment en tant qu’événement architectural ou point de repère spécifique…


Lecture urbaine * adoption, par la démonstration de la seule pratique urbaine, d’une grille de lecture de Shanghai, quel que soit l’angle adopté…


Écriture urbaine * expression de poussières et fragments de la réalité shanghaienne, assumée par le sujet littéraire, poète ou artiste…


Post-it urbain * recours aux outils culturels, aux fonctions de citation et d’importation de codes de lecture qui permettent de négocier de Shanghai une urbanité de second degré.


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Ces quatre angles d’approches que le lecteur trouvera regroupés en fin d’ouvrage dans une « Table des catégories », sont distribués dans le corps de la revue à travers six séquences, plurielles, donc, quant aux catégories qu’elles regroupent, et offrant chacune un prisme particulier du kaléidoscope de Shanghai.

La sinologue et spécialiste de Shanghai Françoise Ged nous a fait l’amitié d’un compagnonnage scientifique au long cours et signe la Postface qui ponctue ce parcours sans le clore.

Le lecteur trouvera dans la partie finale, le Nø City Guide, matière à se perdre définitivement dans la ville ou bien à s’y repérer en bon pilote à son gouvernail numérique. Nous avons en effet demandé à chaque auteur de conseiller trois lieux à Shanghai. De là, ces nombreuses adresses qui de fait forment un « guide », plus d’une centaine, toutes géolocalisées et écrites en chinois, à l’attention notamment des chauffeurs de taxi.

Du point de vue de la navigation, la revue a une économie de fonctionnement fondée des repères hypertextes simples, avec l’usage d’ancre universelle, qui renvoie le plus souvent à la « Table des tables », centrale d’aiguillage numérique, puisqu’elle regroupe la Table des matières, la Table des catégories, la Table du temps, et la Table encyclopédique. Au fil de la lecture sont disposés des sommaires de séquence. Dans le PDF, ces pages, comme les entrées d’article, sont munis d’onglet de « navigation seconde » : autant d’occasions offertes de vous réorienter ou au contraire d’aller musarder sans risque dans cet épais volume.[haut de page]

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Et après ?


Le travail éditorial se poursuit et la prochaine revue sera consacrée à Istanbul, dont nous avons déjà fait notre laboratoire d’écriture sur ce site. Toutes les pratiques urbaines seront les bienvenues pour être indexées dans ce futur ouvrage numérique ![haut de page]

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